Ecole de maistrance
école des métiers de la marine, l’école de maistrance incorpore et forme les futurs officiers mariniers.
L’École de maistrance incorpore et forme les futurs officiers mariniers (sous-officiers de la Marine nationale), au rythme de quatre sessions annuelles d’une capacité moyenne de 200 élèves.
Ils sont recrutés sur dossier de niveau BAC à BAC + 3 dans toute la France. L’obtention du BAC est une condition impérative d’admission à l’école.
- Ces jeunes garçons et filles, âgés de 17 à 30 ans reçoivent en 17 semaines un enseignement commun à toutes les spécialités, dans les domaines de la formation militaire, maritime et sportive.
- À l’issue, ils rejoignent leur école de spécialité pour y acquérir le brevet d’aptitude technique (BAT), dans un centre de formation Marine ou interarmées.
La formation comprend deux étapes consécutives : une formation initiale militaire et maritime d’officier marinier (4 mois) à Brest ou à Saint-Mandrier et une formation de technicien-chef d’équipe d’un an à l’école de l’aéronautique navale à Rochefort.
- accessible dès le bac ou après un diplôme de l’enseignement supérieur, l’école de maistrance est une formation militaire et maritime de 5 mois suivie d’une formation métier de 6 à 10 mois.
- chaque année 1200 jeunes sont formés pour devenir officier marinier (sous-officier de la marine) et …
- … débuter dans la marine un parcours de technicien et de chef d’équipe
Lieu d’implantation de l’unité : Brest (Finistère)
Date de création de l’unité : 1856 (fermeture en 1988, réouverture en 2009 dans le cadre du plan Égalité des chances)
Devise : « Mousse, sois toujours vaillant et loyal »
HISTORIQUE DE L’UNITÉ
Créée par décret de Napoléon III en 1856, l’École des mousses accueille à l’origine des enfants de marins âgés de 13 à 15 ans. Elle déménage plusieurs fois durant son histoire avant de s’installer à Brest, au Groupe « Armorique », qui devient le centre d’instruction naval de Brest en 1960.
Fermée en 1988, elle rouvre en 2009 dans un contexte d’augmentation des effectifs de la Marine nationale.
MISSIONS DE L’UNITÉ
L’École des mousses forme de jeunes français âgés de 16 à 18 ans sans condition de diplôme, motivés et désireux de s’engager tôt dans la Marine nationale. Ils y acquièrent un savoir-être et des savoir-faire de marin militaire, se mettent à niveau dans les matières académiques et entretiennent leur condition physique militaire et sportive. À l’issue de la formation initiale, et sous condition d’obtention du brevet mousse qui valide leur année scolaire, ils peuvent s’engager pour un premier contrat de quatre ans comme quartier-maître de la flotte. Ils rejoignent une formation élémentaire métier dans une école de spécialité avant de rejoindre leur unité d’affectation.
COMPOSITION DE L’UNITÉ
Effectif défilant : 64 marins.
Articulation : 1 commandant des troupes, le drapeau et sa garde composée de 6 marins, 2 officiers subalternes, 4 officiers mariniers supérieurs et un bloc de 64 mousses.
Autorité défilant en tête : le capitaine de frégate David Godefroy, commandant de l’École des mousses.
À SAVOIR
La promotion 2024-2025 a pour parrain Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères. Elle porte le nom « quartier-maître de première classe fusilier marin Michel Cosso », ancien mousse, ayant servi au sein des forces navales françaises libres. Il meurt au combat en 1951, au Vietnam.
Marine Nationale/Défense
Implantée sur les sites du Pôle Écoles Méditerranées de Saint-Mandrier et de l’École atomique de Cherbourg, l’École des matelots incorpore chaque année plusieurs centaines de jeunes de 17 à 29 ans, qui s’engagent ensuite pour deux ou quatre ans au sein de la Marine nationale.
Moins connue que l’École des mousses, qui recrute dès 16 ans, l’École des matelots accueille des jeunes, « avec ou sans diplôme. Dans les faits, beaucoup de nos recrues sont titulaires d’un bac général ou d’un bac pro », indique à Mer et Marine le capitaine de frégate Pascal Germain, qui dirige l’École des apprentis de la Marine et l’École des matelots du Pôle Écoles Méditerranée (PEM) de Saint-Mandrier, le plus important des deux campus de l’École des matelots.
« Nous incorporons jusqu’à une soixantaine de jeunes de 17 à 29 ans tous les quinze jours, pour 18 à 20 sessions de 7 semaines par an ». À Cherbourg, où se trouve le deuxième campus, l’organisation est différente, avec deux sessions annuelles comptant 120 élèves chacune. « Mais les deux sites délivrent la même formation ». Et la porte d’entrée est identique : le Centre d’information et de recrutement des forces armées (Cirfa), avec une sélection sur dossier et un entretien destiné à évaluer la motivation des candidats, ainsi que des tests médicaux. « Leur aptitude est confirmée à leur arrivée à l’École des matelots, lors d’une visite d’incorporation ».
Sept semaines de Formation initiale équipage
À Saint-Mandrier comme à Cherbourg, les recrues sont nourries, logées, vêtues en uniforme, soldées à hauteur de 1510 euros brut par mois. Et leur Formation initiale équipage (FIE) de sept semaines est gratuite. « La première semaine est dédiée à l’incorporation, avec des cours généraux sur la vie militaire, maritime, l’apprentissage de la marche au pas… Ils suivent ensuite un module de sécurité, passent leur diplôme de secouriste de combat, apprennent les bases de la manœuvre… Une semaine est entièrement consacrée aux techniques militaires de tir ou de combat rapproché. Des visites de bateaux et de sous-marins sont également organisées, ainsi qu’une sortie en voile ou sur une embarcation à moteur sur le plan d’eau », indique le CF Pascal Germain.
Des cours complémentaires académiques peuvent également être dispensés, au cas par cas, pour atteindre un socle de connaissances élémentaires. Courte mais intense, cette « formation exigeante est pensée comme un choc de transformation » pour plonger rapidement ces jeunes civils, filles et garçons, dans le bain militaire. Il ne convient pas à tout le monde : « Une partie d’entre eux renonce, généralement dans les premiers jours ».
Des contrats de deux ou quatre ans
Ceux qui restent peuvent ensuite s’engager soit pour deux ans, à compter de leur date d’incorporation à l’École des matelots, soit pour quatre ans. Les premiers signent alors un contrat de quartier-maître de la Flotte 2 (QMF2), et « iront ensuite directement travailler à des fonctions d’opérateur, soit sur un navire, soit dans une base militaire de la Marine ». Ce contrat peut être renouvelé une fois, et constitue, pour ceux qui le souhaitent, le début du parcours professionnel dans la Marine nationale.
Les seconds signent un contrat de quartier-maître de la Flotte 4 (QMF4) : après leur formation initiale, ils sont dirigés vers les écoles de la Marine nationale afin d’y suivre leur Formation élémentaire métier (FEM), pour une durée allant de deux à trois mois, en fonction de la spécialité choisie. Elles sont une douzaine : mécanicien naval, plongeur démineur, guetteur de la flotte… « Ceux qui optent pour la spécialité système de combat restent au PEM de Saint-Mandrier, puisque c’est ici que cette formation est délivrée. Ceux qui se destinent au corps des marins-pompiers vont ensuite au bataillon des marins-pompiers de Marseille… Seule exception : les futurs fusiliers marins, qui ne passent ni par Saint-Mandrier, ni par Cherbourg : l’intégralité de la formation se déroule à Lorient ».

