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RETRAITÉS : UNE MAJORITÉ SILENCIEUSE QU’IL FAUDRA ENTENDRE !
Le magazine de l’UNSOR n° 787 est arrivé dans les boîtes aux lettres de ses abonnés. Au-delà de ses rubriques habituelles, sa couverture attire particulièrement notre attention : elle pose une question essentielle, celle de l’avenir de nos retraites et de la place que notre société entend réserver à ceux qui ont consacré leur vie au service de la Nation.
Les retraités : une force électorale incontournable
Souvent relégués au second plan dans le débat public, les retraités n’en demeurent pas moins des acteurs majeurs de la vie démocratique. Alors que la colère d’une partie de la jeunesse occupe le devant de la scène, leur voix reste trop souvent ignorée. Pourtant, à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, ils représentent un poids électoral considérable.
La moitié des électeurs devrait avoir plus de 50 ans et, parmi eux, les retraités âgés de 65 ans et plus constitueront une part importante du corps électoral. Leur participation traditionnellement élevée aux élections en fait des citoyens dont aucun candidat ne peut se permettre de négliger les attentes.
Les retraités sont une majorité silencieuse, mais certainement pas une majorité résignée. Leur expérience, leur engagement et leur attachement aux valeurs républicaines leur confèrent toute leur légitimité pour prendre part au débat national. À l’heure où certains tentent d’opposer les générations, rappelons que la solidarité entre les âges doit rester un pilier de notre pacte social.
Budget 2027 : les retraités une nouvelle fois mis à contribution ?
Le 9 septembre 2026, nous avons participé à la première réunion de rentrée du pôle des retraités de la fonction publique (FGR-FP), organisée au siège de l’UNPRG. Au cœur des échanges : le projet de budget 2027 et les annonces qui, depuis plusieurs semaines, font peser de lourdes inquiétudes sur le pouvoir d’achat des retraités.
Bien entendu, l’effort nécessaire au redressement des finances publiques doit être partagé. Personne ne conteste la nécessité de maîtriser les dépenses de la Nation. Mais cette exigence ne saurait justifier que les retraités deviennent, une fois encore, une cible privilégiée des mesures d’économie.
Les retraités ne doivent pas être la variable d’ajustement d’un déficit public qu’ils n’ont pas créé.
Après une vie de travail, de cotisations et, pour beaucoup d’entre nous, d’engagement au service de l’État et de nos concitoyens, est-il acceptable de voir notre pouvoir d’achat constamment menacé ? Les pensions ne sont ni un privilège ni une faveur accordée par la collectivité : elles sont le fruit de droits acquis par le travail et les cotisations.
Parmi les pistes évoquées figure la non-indexation de certaines pensions, notamment celles supérieures à 2 000 euros mensuels. Mais faut-il réellement considérer qu’une retraite de 2 000 euros par mois constitue une situation privilégiée ? Une fois déduits les dépenses de logement, l’énergie, l’alimentation, les assurances et les frais de santé, cette somme ne garantit nullement une vie aisée.
Le montant d’une pension ne peut être apprécié sans tenir compte du coût de la vie et des charges supportées. Assimiler systématiquement les retraités à une population favorisée relève d’une vision simpliste, bien éloignée des réalités vécues par nombre d’entre eux.
Autre sujet de préoccupation : la possible suppression de l’abattement fiscal de 10 % applicable aux pensions de retraite. Une telle mesure pourrait entraîner une hausse de l’impôt sur le revenu pour des retraités qui, jusqu’à présent, n’en payaient pas. Pour les foyers disposant de revenus modestes, chaque euro compte. Toute modification de la fiscalité doit donc être évaluée à l’aune de ses conséquences concrètes sur le quotidien.
Et les annonces ne sont peut-être pas terminées. Tant que les arbitrages définitifs ne seront pas connus, la vigilance reste indispensable.
Santé : peut-on encore se permettre d’être malade ?
Les inquiétudes ne se limitent pas au budget de l’État. Les mesures envisagées dans le domaine de la Sécurité sociale pourraient également alourdir les dépenses de santé supportées par les assurés, notamment par une augmentation de certains restes à charge.
À cette perspective s’ajoute le risque d’une nouvelle hausse des cotisations des complémentaires santé. Pour les retraités, souvent davantage concernés par les soins réguliers, l’addition pourrait devenir particulièrement lourde.
Faut-il désormais choisir entre se soigner correctement et préserver son budget ? La santé ne doit pas devenir un luxe réservé à ceux qui peuvent en assumer le coût. Personne ne choisit de vieillir, pas plus que personne ne choisit d’être malade.
L’accès aux soins et la protection sociale doivent rester des garanties fondamentales. Les retraités ne peuvent être pénalisés à la fois par la stagnation de leur pouvoir d’achat et par l’augmentation des dépenses indispensables à leur santé.
Rester unis et vigilants
Face à ces perspectives, le pôle des retraités de la fonction publique (FGR-FP) entend rester pleinement mobilisé. Il suivra avec attention les décisions qui seront prises et se tient prêt à réagir avec détermination en fonction des mesures effectivement annoncées.
Pour l’UNSOR, l’enjeu est clair : défendre les droits des retraités, préserver leur pouvoir d’achat et faire entendre leurs préoccupations auprès des responsables publics.
Nous refusons que celles et ceux qui ont contribué, tout au long de leur vie professionnelle, à la richesse collective soient aujourd’hui présentés comme une charge pour la société. La solidarité nationale ne peut se construire en opposant les générations ni en fragilisant systématiquement les retraités.
À l’approche de 2027, les responsables politiques devront entendre ce message : les retraités sont des citoyens à part entière, attentifs aux choix qui engagent leur avenir et celui du pays.
Silencieux, peut-être. Invisibles, jamais. Résignés, certainement pas.
L’UNSOR restera vigilante et déterminée à défendre les intérêts des retraités, dans un esprit de justice, de solidarité et de respect des droits acquis.
Pour télécharger les documents de cette journée cliquez sur le lien ci-dessous
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Les actions et souhaits de l'UNSOR
L’UNSOR a participé à toutes les actions qui ont contribué à l’amélioration de la condition des sous-officiers, des retraités, de leurs veuves et ayants-cause.
L'UNSOR face à l'avenir
Défendre les intérêts moraux et matériels de tous les sous-officiers quelle que soit leur position statutaire.
Congrès national 2025
Réunis à Saint-Georges-de-Didonne à l’occasion de leur 67ème assemblée générale, l’UNSOR a rédigé une motion destinée à nos autorités.
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À PROPOS
L’Union Nationale des Sous-Officiers en Retraite (UNSOR) a été créée par Feu Louis KERAUTRET-BOTMEL le 20 septembre 1930.
Affiliée à la Fédération Nationale André Maginot Groupement n°138, elle est l’une des plus importantes associations de sous-officiers en retraite dirigée par des sous-officiers.
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Elle regroupe tous les Sous-Officiers, Officiers Mariniers, Caporaux Chefs, Quartier Maître de 1° Classe des trois armées, de la gendarmerie et des organismes rattachés au ministre, au Chef d’état-major des armées, à la Direction générale de l’armement, organismes dépendant du Secrétariat général pour l’administration, en activité ou à la retraite ainsi que leurs veuves et autres ayants-droits.






